Potosi est une ville avec un centre très charmant que j’ai beaucoup apprécié. Ces monuments tout blancs sont encore symbole d’une ère où c’était l’une des villes les plus riches du monde. D’ici est extrait tout l’argent du monde (c’est ce qu’on dit) et à l’époque, même les incas venaient chercher l’or et l’argent ici.  Puis les espagnols prennent le dessus et exportent tout vers l’Europe et le monde. Le musée de la monnaie vaut apparemment le détour mais comme on ne restait que trois jours on l’a loupé (fermé dimanche après-midi et lundi).

La visite de la mine de Potosi est une excursion très controversée. Il est vrai que c’est le “tourisme du pauvre” et que la sécurité n’est pas vraiment top (voir inexistante).

Dans la description de l’excursion on parle du marché des mineurs… je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais vraiment pas à ça ! C’est tout bêtement une mini “épicerie” où ils vendent des feuilles de coca, des boissons sucrées, des lampes, de la dynamite, tout ce qu’il faut à un mineur.



Il est de coutume d’offrir des cadeaux aux mineurs, on leurs a donc offert feuilles de coca et boissons sucrées. On est vêtu de bottes en caoutchouc, d’un pantalon, d’une veste et d’un casque avec une lampe. Heureusement qu’on avait le casque, le nombre de fois où je me suis cognée la tête est faramineuse.

Nous avons réservé l’excursion via notre hôtel/auberge dont je ne vous dirai pas le nom, car j’ai l’impression d’avoir dormi dans de la poussière pendant deux nuits, même si on avait le choix de lits, car on dormait tout seul dans un dortoir de 8 personnes. Bref, les prix des excursions varient énormément d’un coin à l’autre. La mine est tellement grande qu’il y a plus de 600 entrées différentes. Chaque agence a son arrangement avec tel ou tel mineur ! J’avais peur de devoir descendre dans un trou ou une échelle comme j’avais lu sur un autre blog, mais rien de tout cela. Je ne sais pas si c’est parce que nous avions les enfants avec nous ou pas. Normalement on vous fait signer une décharge en cas d’accident et il y a deux guides au cas où il y aurait un malaise.  Mais nous on n’a eu droit que à “Soleil” notre guide.




Après notre mini shopping de feuilles de coca, le van nous dépose à l’entrée d’une mine. Quel chaos ! On ne peut pas dire qu’ils sont propres les boliviens ! On ne peut pas dire non plus que l’accueil des mineurs était chaleureux… que du contraire ! Des fois j’aimerais ne pas comprendre autant de langues car quand on se “fout de ta gueule” tu le comprends et tu comprends aussi que la guide ne traduit pas toujours tout !

Ici on est dans un pays catholique mais qui a quand même une très grande croyance à Pachamama et à d’autres dieux, comme le dieu de la mine. Ils ont encore beaucoup de rituels ancestraux que nous ne connaissons pas du tout en Europe. L’un d’eux consiste à asperger le mur de l’entrée de la mine avec du sang de lama pour avoir une bonne protection et de la chance. C’est ici qu’ils ont dit que c’était du sang de “gringo” (traduit blanc ou touriste) juste pour se moquer de nous.

Bref, nous rentrons donc dans cette mine très étroite avec des mesures de sécurité, hmmm… inexistantes. On avance, il faut bien se baisser. Les enfants étaient adorables et sages. Bon, Kali en avait marre à la fin et nous aussi. Dans l’air il y avait pleins de particules et il était difficile de respirer. C’était un peu étouffant, rajoutez à tout ça l’altitude ! On est quand même à 4 090 m d’altitude, ce n’est pas rien !


Notre visite continue, on voit le dieu de la mine, différents rochers, et pour finir on voit trois mineurs travailler. On voit le chariot passer à grande allure et on n’ose même pas faire de photos tellement c’est bizarre de les voir travailler dans ces conditions horribles pour trois fois rien. Ce qui les fait tenir ce sont les feuilles de coca qu’ils mâchent pendant des heures et qu’ils activent avec du stivia ou du citron. Déjà les incas utilisaient cette plante pour surmonter la fatigue ! Les feuilles de coca sont très répandues au Pérou et en Bolivie, par contre nettement moins en Argentine ou au Chili.

Liam a eu droit à un gros caillou de la mine que nous trimballons toujours dans notre sac! Après 2 heures de balade dans la mine il est temps de sortir et de se remettre de toute cette poussière.

Je vous conseille de prendre une bouteille de coca à l’intérieur et de mettre un pull, Mathieu avait quand même un peu froid avec son t-shirt.

N’oubliez pas de visionner le reportage de Mathieu, voici le lien:

et mon mini-reportage

 


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  • Reply Kaliam | Pointe du Monde 08/03/2018 at 12:09

    […] Une belle surprise fût le « Museo del Tesoro ». Il se trouve sur la place principale de la ville et Liam voulait absolument le voir! Quelle belle surprise, on a eu droit à un guide rien que pour nous et cerise sur le gâteau en français! Ici nous avons appris beaucoup de choses sur l’histoire de la Bolivie, de ses mines et de son peuple. Je vous le recommande absolument! Si vous voulez en savoir plus sur les mines de Potosi cliquez ici. […]

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